l’œuf sauvage
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  • Les Amis de l’œuf sauvage

Jules Renard

Journal (extraits)

Vignettes de Denis Pouppeville — préface de Claude Roffat

Il y a les conteurs et les écrivains. On conte ce qu’on veut ; on n’écrit pas ce qu’on veut : on n’écrit que soi-même.

C’est commode, un enterrement. On peut avoir l’air maussade avec les gens : ils prennent cela pour de la tristesse.

La rêverie n’est qu’une pensée qui ne pense à rien.

N’écoutant que son courage qui ne lui disait rien, il se garda d’intervenir.

D’un vieux parapluie, nous disons que c’est un ami qui nous l’a prêté.

Ce serait beau, l’honnêteté d’un avocat qui demanderait la condamnation de son client.

Dieu n’a pas mal réussi la nature, mais il a raté l’homme.

Ça m’est égal de manquer ma vie. Je ne vise pas. Je tire en l’air, du côté des nuages.

Il ne parle pas mais on sait qu’il pense des bêtises.

— Vous êtes-vous déjà battu en duel ?
— Non, mais j’ai déjà reçu des calottes.

Il a mal aux pieds.
— Dame, à force d’écrire…

Être malade toute une année pour en savourer la longueur.

Bêtise humaine. « Humaine » est de trop : il n’y a que les hommes qui soient bêtes.

Une page du livre
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Vignette de Denis Pouppeville
Vignette de Denis Pouppeville

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